
La popularité de la Bandit 600 est évidente. Présente
sur toutes les routes, sa silhouette a moult fois traversé chacune
de nos pupilles. En tant que Best seller, on la voit partout . Ma Bandit
600S, achetée neuve en mai 2001, succède à ma première
bécane, un CB 500. Je garde de cette dernière le souvenir
d’une moto particulièrement robuste et fiable mais un peu
limitée pour les longs périples.
Mon cœur balançait entre les performances de la Fazer et
l’esthétique de la Bandit.
Contrées parcourues en Bandit 600 S : Ile de France, La Bretagne, La Beauce, Le Tarn, Le Verdon, La Corse …
Elle est jolie… ses rondeurs qui coiffent le 4
cylindres apparent, rappellent qu’il s’agit avant tout d’un
roadster alors que son imposant carénage de tête de fourche
accentue ses qualités routières.
Elle est un peu moins belle avec les 3 top case que je lui ai collé.
Mais… une fois en selle, je n’y pense plus.
Elle possède la béquille centrale. Le rangement
sous la selle est petit (par rapport à celle de la CB 500 ) on
peut tout de même y fourrer un kit anti-crevaison, un bloc disque
et un tout petit bidon de graisse.
Les outils, à part la clé de réglage suspension,
je ne m’en suis pas servi. Pour le reste (réglage chaîne…)
j’utilise ma boîte à outil perso.
Mon expérience sur CB 500 m’a incité à poser
des pare-carters alors que l’appel du large m’a imposé
l’installation des 3 top-case Givi.
Le moteur n’est pas une nouveauté. Le concept est ancien. On
le retrouve notamment dans le ventre
du GSX-F je crois. Il a fait ses preuves et reste une valeur sûre.
Il répond avant tout avec souplesse. Un peu trop de souplesse d’ailleurs
quand on veut s’amuser un peu. Le couple reste correct mais il faut
anticiper un peu plus en duo. Bref les sensations commencent surtout haut
dans les tours. Néanmoins, à bas régime sa souplesse
garantit le confort du passager.
Sans parler de « guidonnage », une sorte
de louvoiement à l’avant apparaît vers 50km/h si on
lâche le guidon. (note de Pascool : t'as qu'à
pas lâcher le guidon !) Le louvoiement devient de plus en
plus brutal si on conserve la position. Hop, une main sur le guidon et
celui-ci disparaît. Le réglage de la suspension en concession
est resté sans résultat. Le phénomène est
apparemment courant sur les Bandit. En virage, je la trouve relativement
saine.
J’ai remarqué que le pneu arrière boulochait sur les
extrémités de la surface de roulement à la suite
d’attaques plus marquées dans les virages. Il y a plusieurs
mois, sur les routes corses, je mettais ce phénomène sur
le compte de la charge lourde (non pas la passagère mais les bagages
!). A l’heure actuelle, impossible de dire si c’est le pneumatique
ou la suspension qui est en tort ou peut-être le pilotage. A suivre…
Le confort ? c’est à la passagère
qu’il faut le demander. Parce que derrière nos guidons, le
confort on y pense même plus. Sinon on roulerait tous en super grosses
routières genre Goldwing, BMW RT ..etc.. et pourquoi pas en caisse ?
Malgré tout, la position de la Bandit 600S est agréable
et convient aux grands gabarits (note de Pascool
: aux petits aussi). Bref, avec mes 1,84 mètres (c'est
ça, fais le malin), la position est tout à fait acceptable
pour les longs trajets, le gros carénage nous protège largement
et autorise la stature droite aux vitesses réglementaires.
Toutefois notre confort est parasité par des vibrations aux alentours
des 3000 et des 4000 tours engendrées par la résonance du
carénage. La nuisance est plus sonore que tactile… mais tout
de même ! Le serrage du plastique n’y change rien.
Le freinage est suffisant. Il pourrait être perfectible mais évite ainsi les frayeurs sur route mouillée.
La boîte de vitesse… rien à dire, je la trouve confortable. L’embrayage, j’en ai parlé dans la finition. Le fait d’y penser et Grrrr…. Non… n’y pensons plus ! ! ! ! !
Depuis un bon moment, ma Bandit essuie les embruns du
littoral breton. De quoi tester sa finition. Ô Surprise, mis à
part les pare-carters qui se piquent de rouille très facilement,
le reste ne semble pas souffrir pour autant. J’ai tout de même
remarqué l’apparition de corrosion à l’intérieur
du cadre de la tête de fourche… à suivre….
Par contre, la finition est apparemment peu soignée au niveau de
la transmission. Malgré une utilisation normale (no wheeling, no
burn..etc..), j’ai dû changer le kit chaîne d’origine
peu après les 12000 km pour investir dans un kit renforcé.
De même, à 18000 km, l’embrayage commençait
à patiner entre 6000 et 10000 tours. Le changement des disques
et du ressort d’embrayage a engendré un coût de 110
euro que le constructeur n’a pas voulu prendre sous garantie.
Tous ces détails m’inquiètent un peu quant au vieillissement
de ma bécane. Là encore, à suivre…
L’instrumentation est sobre et lisible. Le compteur kilométrique est digital et comporte
deux totalisateurs partiels. La montre
est présente. Il manque cependant une jauge à essence et
un témoin d’huile.
Le constructeur a pensé à ceux qui roulent la nuit ! Le
faisceau de l’éclairage est plus que satisfaisant et mérite
qu’on s’y attarde. (Bah pourquoi tu
t'attardes pas plus alors ?)
L’autonomie est assez faible. Mais il y a pire.
Si je passais en réserve, sur mon CB 500, aux alentours de 275
km, sur le bandit j’actionne le robinet aux alentours des 190 km
en moyenne.
La consommation peut fluctuer selon un taux de 86% au moins puisqu’il
m’est arrivé de passer en réserve à 150 km
sur un long trajet autoroutier contre 280 km sur départementales.
Depuis mai 2001, la Bandit 600S a nécessité
un budget de 9090 euro (hors équipement et hors assurance) soit
de 0,43 euro/km.
Le coût de revient s’élève à 0,48 euro/km
en tenant compte de l’équipement.