
Un jour, comme ça, Hélène se décide à passer le permis moto. Pascool ne comprend pas : pourquoi maintenant, après quelques années de vie commune et un gamin ! Mais bon, il est quand même content le Pascool ... Après le permis réussi du premier coup (elle est forte ma chérie), le Pascool recherche donc une moto et un Cb plus particulièrement, histoire qu'Hélène débute avec la même moto qu'au permis. Une occas se présente avec 40 000 bornes au compteur, quelques bosses et de belles éraflures ...
Contrées parcourues en Cb500 : l'aller-retour boulangerie, magasins pour Hélène, trajet boulot pour Pascool. C'est donc Pascool qui va faire l'essai pour le moment ... Les gorges du Verdon pour Ln.
L'aspect de la CB500 n'est pas des plus flatteur pour son propriétaire mais bon, l'esthétique est une chose très subjective. Elle est petite cette CB, très fine et assez légère avec ses 199 kg les pleins faits. La déco est assez sobre.
La CB 500 est équipée de deux béquilles, de crochets d'arrimage, d'une poignée passager. J'ai ajouté sur celle d'Hélène une bulle de chez Ermax et une durit de frein type avia de chez Goodridge. Le précédent proprio a mis deux pare-carters bien protecteurs. Tout le reste est d'origine. Je vais juste changer les deux amortisseurs arrières qui sont biens fatigués. Voilà, ils sont changés par des Bitubo pour leur rapport qualité prix et c'est beaucoup mieux. Affaire à suivre au fil des kilomètres.
Bicylindre en ligne à refroidissement liquide. Il délivre une puissance de 58 ch à 9500 tr/min et un couple de 4,8 mkg à 8000 tr/min. Bon, ça c'est pour les chiffres, passons au ressenti. Et il est bon ce ressenti : ok, le moteur cogne en dessous de 2500 tr/min et donne peu de sensations avant 6500 tr/min mais alors après, c'est assez bluffant, ça part vite dans les tours. On passe du moteur utilitaire au moteur joueur et ça, c'est vraiment très sympa. Je comprends mieux maintenant pourquoi il y a une CB500 Cup. Et en plus, quand on connaît la partie cycle ...
Intéressante cette partie cycle. On peut s'amuser et hausser
le rythme sur les petites routes viroleuses sans aucune appréhension.
Cette moto est agile comme un vélo et en plus très stable.
On se prend à arsouiller des bécanes bien plus puissantes
sur petites routes sans difficultés. A haute vitesse, la CB500
bouge légèrement sans devenir dangereuse. A presque 44 000
km les amortisseurs arrières de la CB d'Hélène sont
KO technique. Je les ai changés par des bitubo. Même si je
les trouve un poil dur pour le moment, il faut un certain temps je pense
avant qu'ils ne deviennent confortables.
En tout cas, je comprends pourquoi on la voit partout dans les moto-écoles.
C'est à mon avis la moto pour débuter et bien plus si affinité.
La position de conduite est agréable. On est assez
droit dessus. La CB500 convient à pratiquement tous les gabarits
avec une mention spéciale pour les petits qui pourront toucher
les pieds par terre sans aucune difficulté.
Côté confort, c'est pas le top. La selle n'est pas des plus
accueillantes et les longs trajets ne vont pas être une partie de
plaisir pour les postérieurs ... J'ai aussi testé la place
passager sur la CB500 de mon pote Lolo lors d'un retour de l'enduro du
Touquet. Ouille ouille ouille, y'a pas beaucoup de place là-dessus
et mes fesses s'en souviennent encore !
Si vous voyagez, le saute-vent est indispensable.
Sur ce modèle (95), il y a un seul disque à
l'avant et un frein à tambour à l'arrière. La première
fois que je l'ai essayé, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas
de frein ... de la mierda. Le liquide de frein venait d'être soit-disant
changé par un garage, eh bien qué mierda ! Frein avant nul.
J'ai vite remplacé la durit d'origine par une durit type avia de
chez Goodridge et c'est beaucoup mieux. La poignée est franche,
le frein est beaucoup plus sécurisant. Bon, c'est pas encore la
panacée pour attaquer mais pour les autres styles de conduite,
c'est suffisant.
Le frein arrière à tambour joue son rôle avec assez
d'efficacité.
Boîte et embrayage tout en douceur. Bon, sur autoroute, cela m'arrive de chercher un sixième rapport mais avec l'habitude cela s'estompe.
Finition correcte sur la CB500 d'origine. Sur la CB500 d'Hélène,
c'est pas le top : des belles éraflures, un guidon légèrement
tordu ...
On entend partout qu'un CB500 est increvable et que le moteur dépasse
allègrement les 150 000 km ; celle d'Hélène en a
49 000 et on espère bien faire plusieurs fois le tour du compteur.
Vous l'avez compris, cette CB500, on risque de la garder un bon moment,
affaire à suivre ...
Instrumentation classique avec une jauge de température.
Le bloc compteur est assez austère mais efficace car bien lisible.
L'espace sous la selle est assez important. Il y a des crochets d'arrimages
bien pratiques. L'éclairage n'est pas transcendant mais reste efficace.
18 litres de réservoir dont 2,5 litres de réserve. Ma conso varie de 5 l /100 à 6,5 l/100, ce qui reste très raisonnable. Le robinet pour la réserve n'est pas très pratique car trop petit.