
La SV650S, le plus populaire des v-twins (mais pas le plus beau … mmmm … RSV 1000 …) est à mon goût la machine plaisir par excellence. Polyvalente, un brin sportive par sa position et les moyennes qu’elle peut tenir, elle est également être amusante à balancer d’un virage à un autre. J’ai acheté cette moto neuve après avoir fait 2 ans sur une ER-5, machine sympa mais qui manquait à mon avis de gueule et de caractère moteur. J’ai essayé la svs 650 pendant les vacances d’été 2002 … la semaine d’après je signais le bon de commande. (de toute façon, je voulais cette moto et pas une autre).
Contrées parcourues en Sv : le Finistère ...
A mon avis c’est une moto qui va traverser les années sans prendre trop de rides du fait de son dessin assez rond. J’aime son regard sombre à double optique séparée. L’arrière est sympa avec un feu qui éclaire bien, contrairement à son homologue de l’avant qui éclaire plus les talus que la route … Le gros cadre en aluminium, bien que moins voyant sur la version « S » participe à son identité visuelle. L’ensemble de la moto fait penser à une petite sportive … c’est surtout valorisant devant les terrasses des cafés !
C’est un peu pauvre … pas de béquille centrale (mais des tétons pour mettre une béquille d’atelier bien pratique pour le graissage de la chaîne), pas d’horloge. En revanche elle propose deux totaliseurs kilométriques. Pas de warnings. Elle est assez pauvre en équipements, elle a le minimum, sans plus). De toute façon des équipements en plus, c’est du poids en plus aussi ! J’ai quand même fait monter dès l’achat des pare-carters (qui ont fait leurs preuves … )
Ahhhhh ! miam miam ! Le petit V twin de 650 cm3 est un régal ! 70cv seulement mais une patate d’enfer ! Souple, coupleux en bas et relativement puissant dans les tours. L’arme idéale pour enquiller d’un virage à un autre ou pour tailler la route. Ce petit moteur procure des sensations agréables, vibre un peu, donne un petit coup de pied aux fesses vers 6500 / 7000 trs et grimpe au rupteur sans faiblir. Bref, ce moteur associé à la légèreté de la machine lui donne des ailes ! … et quel son avec un pot adaptable (homologué bien sûr).
Je n’ai pas grand chose à dire sur ce point, je ne suis qu’un conducteur de moto, pas un pilote ! Mais il me semble équilibré et si on verrouille bien la moto, elle est sur un rail dans les virages. Il faut juste se méfier en accélération sur route bosselée où le train avant a tendance à danser le twist, sinon, rien à redire en utilisation modérée. Juste une petite remarque sur les pneus d’origine (Mez 3) qui sont une belle merde pour nos contrées (Note de Pascool : la Bretagne) où le sol est rarement assez chaud pour piloter à son aise ; ils mettent pas mal de kilomètres à monter en température et ont une usure irrégulière (mais ça dépend de l’utilisation route ou ville).
C’est une moto à ma taille
(1,68m). Je m’y sens bien et l’appui sur les poignets n’est
pas exagéré… Bien que j’ai un soucis chronique
à la main gauche en cas de « sur-débrayage / embrayage
; pas de remarques désobligeantes svp).
La selle semble sourire en voyant votre fessier, mais au bout de 100km
sur voie rapide, elle vous fait sentir que votre popotin, aussi rembourré
soit il, a du mal à compenser une selle au final assez dure. Je
n’ose parler de la position de la passagère qui dispose d’un
malheureux pouf situé 10cm au dessus de la selle pilote. Néanmoins
elle dispose d’une poignée de maintien passager agréable
et adaptée à toutes les mains.
La position « sportive » peut être un handicap en ville
pour les plus grands, mais passé 110 / 120 km/h la pression du
vent soulage la pression sur les guidons.
Nom d’un haricot ! elle freine bien la bestiole ! l’arrière est un ralentisseur (ou un instrument de glisse, au choix) mais l’avant stoppe la machine avec vigueur. Le blocage de la roue avant est très facile (pneus de merde !)
Je trouve que l’embrayage manque
de douceur au niveau de la commande ainsi que de progressivité
(course sur peu de distance au niveau de la poignée). Il avoue
parfois ses limites quand on joue trop avec la commande et les gaz ; peut
être surchauffe t-il ?
La boîte est un régal ! douce, précise et bien étagée.
Avec ou sans embrayage ça passe vite et en douceur.
Pas de rouille après bientôt
deux ans d’utilisation (cadre en alu) sur les parties acier, sauf
sur le pare-carter qui a plié d’un peu partout.
La peinture se ternit un peu sur la face du réservoir coté
pilote. Les plastiques tiennent bien excepté celui de la bulle
qui raye très vite. Certains assemblages sont à revoir (feu
arrière et bavette) mais vu la difficulté à mettre
en place certaines pièces du carénage, je doute que la belle
soit victime de vibrations au fil du temps ! (contrairement à une
certaine bandit ! gniark gniark)(Note de Pascool:
bandit version S).
Instrumentation minimum, je regrette qu’elle
ne dispose pas d’une horloge (cf « équipements »).
L’accessibilité mécanique est merdique ! quand la
bougie du cylindre avant a pété, ça a été
vraiment difficile malgré mes petites mains de la changer.
Je consomme un pneu arrière tous les 6000km environ et un pneu
avant tous les 12.000km. Cet été je vais changer le train
et le remplacer par un michelin pilot road (ou un truc du genre). L’usure
de l’avant est en pointe, et la monte Metzeler ne m’a jamais
mis en confiance.
Simple : un plein de 12 à 13 litres
de SP tous les 200km environ. J’ai un parcours journalier composé
à 30% de route et 70% de ville. Je n’ai jamais du dépasser
7L / 100km.
La conso baisse énormément en roulant sur les voies rapides bretonnes (120km/h).