Bien assurer sa moto : comment procéder et quels pièges éviter ?

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En raison de sa conception et en l’absence de carrosserie, on comprend que la moto n’offre pas la même protection qu’une voiture. À moto, peu importe la prudence dont vous faites preuve, vous êtes surexposé aux dangers. « La différence entre une auto et une moto, c’est que sur la moto il y a deux places du mort », a déclaré Patrick Timsit à propos de cela. À ce titre, la souscription à une assurance moto est obligatoire. Elle vous garantit certains avantages.

La loi vous oblige à assurer votre moto. Lorsqu’elle n’est pas assurée, vous pouvez faire face à des sanctions très sévères. Même si votre moto ne roule pas, elle doit malgré tout être assurée. Ces règles sont fixées par le Code des assurances. Alors, que faut-il savoir pour bien assurer sa moto ? Comment s’y prendre ? Essayons d’y voir un peu plus clair.

Qu’est-ce que l’assurance moto ?

L’assurance moto est une obligation légale à laquelle vous devez vous soumettre dès lors que vous achetez une moto. En cas d’accident, l’assurance vous protège vous, votre passager et éventuellement les autres personnes impliquées dans l’accident. Elle vous permet également de faire face aux dommages matériels que vous pourriez causer. La protection dont on parle est d’ordre financier. L’assurance se substitue à vous et vous permet de facilement prendre en charge les dégâts causés et d’indemniser les personnes auxquelles vous auriez pu causer du tort.

Comme dans le cas des voitures, l’assurance moto comporte plusieurs formules. Voici ci-dessous les formules les plus courantes :

  • L’assurance au tiers (la responsabilité civile) ;
  • L’assurance intermédiaire (vol, incendie, etc.) ;
  • L’assurance tous risques.

Parmi toutes ces formules, seule l’assurance au tiers, c’est-à-dire la responsabilité civile, est obligatoire. Les autres formules sont des options supplémentaires que vous pouvez souscrire dès que vous achetez votre moto. Voyons plus en détail de quoi il en ressort

L’assurance au tiers

La responsabilité civile est l’option qui est fondamentale parmi les trois formules. Elle est obligatoire même si votre moto n’est pas destinée à la conduite et doit rester au garage. Elle sert à indemniser les ennuis causés à un tiers en cas de sinistre. Ne pas avoir cette assurance est passible d’une amende de 3 750 euros. Mais ce n’est pas tout. Votre moto sera saisie et votre permis de conduire aussi pourrait être confisqué pour une durée de 3 ans, voire 5 ans.

Cette formule de base ne couvre pas les réparations de votre moto lorsque vous êtes responsable d’un accident.

L’assurance intermédiaire

C’est toujours l’assurance moto au tiers, mais elle est un peu plus complète. En plus des garanties de la responsabilité civile, elle couvre d’autres possibilités de problèmes. Cette formule peut couvrir le vol ou l’incendie de votre moto. Parfois, certains événements climatiques sont également pris en compte.

L’assurance tous risques

Cette formule est la plus complète de toutes. Elle comporte toutes les garanties, y compris celles citées en haut. Il y a, entre autres, les garanties pour les dommages d’accidents et les dommages corporels, bris de glace, équipement du motard, etc. Vous pouvez aller sur le site de MAAF pour voir à quoi ressemblent ses formules d’assurance moto. Mais l’avantage de cette formule par rapport aux autres c’est qu’elle prend en charge vos propres dégâts même si vous êtes responsable de l’accident.

Comment bien choisir son assurance moto

Il existe un nombre important d’assureurs en France. Chacun d’entre eux vous propose des formules diverses et variées. Dans cette atmosphère, faire un choix peut devenir rapidement difficile. Vous risquez de choisir une formule qui ne vous convient pas ou qui ne correspond pas à ce dont vous avez réellement besoin. Voici quelques idées pour bien assurer sa moto.

Définir ses besoins

Avant toute chose, vous devez réfléchir et définir de quelles garanties vous avez besoin. Ces besoins sont fonction de l’usage que vous comptez faire de votre moto. Voulez-vous la conduire tous les jours ? Allez-vous vous déplacer sur un long trajet fréquemment ? Rouler en ville sous-entend que vous serez amené à utiliser votre moto dans une zone à risque. Cela implique que votre assurance moto doit être assez complète. Une simple assurance au tiers ne suffira pas.

Choisir sa compagnie d’assurance

Si vous avez défini vos besoins, il vous faut maintenant faire le choix d’une société d’assurance. Pour vous aider, vous pouvez faire appel à un courtier en assurance ou simplement utiliser des comparateurs d’assurance. Mais attention aux courtiers. Ils peuvent facilement vous vendre un produit qui ne vous convient pas vraiment. Les comparateurs d’assurance par contre, sont un bon moyen pour faire cet exercice. Vous pouvez également obtenir des devis en ligne gratuitement et sans aucun engagement de votre part.

Bien déclarer sa moto

Lors de la signature de votre contrat d’assurance, faites attention à n’oublier aucun détail sur les caractéristiques de votre moto. Si éventuellement vous avez apporté des modifications aux caractéristiques techniques de la moto, vous devez en informer votre assureur. En cas de manquement, l’assureur peut refuser de couvrir les dégâts. La situation sera encore plus compliquée si lors de l’accident il y a eu des dommages corporels.

De même, une fausse déclaration au sujet de votre moto peut entraîner la résiliation pure et simple de votre contrat d’assurance. Enfin, si en cours de contrat avec votre assureur, vous modifiez votre engin, vous devez également le lui notifier. Cela va lui permettre d’évaluer les risques liés à la moto et de renégocier votre contrat si nécessaire.

Bien négocier le montant des cotisations

Le montant des cotisations d’un contrat d’assurance varie suivant plusieurs paramètres. Il y a, entre autres, le type de la moto, le montant des franchises et bien sûr, l’expérience du conducteur. Les jeunes sont ceux qui paient les plus grosses cotisations. Mais vous pouvez négocier. Les jeunes peuvent suivre une formation dédiée pour prouver qu’ils ont un bon niveau de conduite. Cela peut amener l’assureur à revoir à la baisse certaines primes ou cotisations.

Prendre en compte l’état ou la valeur de sa moto

Pour être bien assuré, il faut connaitre la côte argus de votre moto. En effet, si vous avez un vieil engin acheté d’occasion et dont la côte argus est proche de zéro, le mieux serait de simplement souscrire à une assurance au tiers. C’est le minimum requis par la loi lorsque vous utilisez un véhicule. Vous serez couvert en cas de dommages causés à un tiers. Par contre, avec une moto neuve, qui représente beaucoup de valeur, il vaut mieux être bien assuré. Vous pouvez souscrire à une assurance intermédiaire avec plusieurs garanties à la clé ou simplement une assurance tous risques.

Prendre en compte l’équipement

Bien s’équiper lorsque vous roulez à moto peut vous revenir cher. Le casque, les gants et d’autres équipements sont nécessaires. Les deux premiers sont obligatoires. En plus de cela, il peut arriver qu’en cas d’accident, vos équipements soient endommagés. Les racheter pourrait vous demander encore plus d’effort. Il est donc recommandé de souscrire à une assurance pouvant couvrir ces frais dans ce genre de situation.

Prendre en compte le risque de vol

Même une moto vieille ou d’occasion peut tenter les voleurs. Si vous avez souscrit une assurance au minimum requis, c’est-à-dire à une assurance au tiers, vous ne serez pas dédommagé.

 Selon la police, environ cent mille véhicules à deux roues sont volés chaque année

À cet effet, l’on vous recommande de joindre une garantie contre le vol à votre assurance au tiers.

Bien évaluer le montant des franchises

La franchise est un élément très important dans le contrat d’assurance. C’est le montant qui restera à votre charge en cas de sinistre. Il existe trois différents types de franchises. Nous avons la franchise relative ou simple, la franchise absolue et enfin, la franchise proportionnelle.

Dans le premier cas, l’assureur prend en charge la totalité des frais des dommages que vous avez causés à autrui, mais à une seule condition. Le montant de la franchise doit être inférieur à celui des dommages. Dans le second cas, la franchise est déduite du montant de l’indemnité à payer. C’est la franchise la plus courante sur le marché. Enfin, nous avons la franchise proportionnelle. C’est la plus rare. Elle est le plus souvent appliquée aux garanties de dommages présentes dans le contrat d’assurance. Et comme son nom l’indique, le montant est proportionnel à celui des réparations.

Ne pas prêter sa moto à n’importe qui

Si d’autres personnes sont amenées à conduire votre moto, alors vous devez les inclure dans le contrat d’assurance. Sinon, en cas de sinistre causé par ce tiers conducteur, vous risquez d’avoir des problèmes pour être remboursé. Votre assureur peut même refuser de vous couvrir. Si vous êtes sûr de demeurer le seul conducteur de la moto, vous devez également le notifier à l’assureur. Cela peut conduire à une baisse de vos diverses cotisations.

Ne pas forcément vouloir l’assurance la moins chère

L’assurance la moins chère n’est pas la meilleure option à envisager. Vous devez vous assurer en tenant compte des paramètres cités plus haut. Si vous voulez quand même réduire le coût de votre assurance, il vaut mieux jouer au niveau des franchises et des cotisations. Dans ce cas, vous devez accepter de payer des franchises plus élevées en cas de sinistre.

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